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Théâtre - Articles T. Bac ELEEC
Souvenirs lumineux d’une enfance
L’autobiographie de Nathalie Sarraute, Enfance, rassemble des souvenirs de ses onze premières années. Cette autobiographie est le dernier ouvrage de l’auteur. Fanny Rudelle, comédienne et metteure en scène, a repris quelques passages de ce roman pour les jouer au théâtre. Le décor de la scène est d’une allure très simple : décors faits tout en bois, avec sur le coté gauche un banc, derrière un drap blanc et sur le coté droit une balançoire suspendue. Tout ce décor est prévu pour être facile d’installation. Avec un dispositif de lumière bien adapté au rythme de la pièce, on arrive vite à plonger dans les souvenirs de Nathalie Sarraute. Une bande son est aussi utilisée principalement pour reprendre l’incipit du roman au début de la pièce avec un dialogue, entre le personnage qui est sur scène et une voix off qui lui parle. Ainsi que pour la fin de la pièce. Le sujet de la pièce va porter sur l’enfance de Nathalie Sarraute et des fragments de son enfance. Comme le fragment où le personnage s’amuse sur la balançoire, ou encore sur la luge, qui, malgré le peu de moyens disponibles est très bien imité. Pendant la pièce la comédienne va reprendre une relation entre sa mère, et aussi son père: "Papa est-ce que tu m’aimes ?" . Le moment fort de la pièce passe par la rupture avec sa mère à cause de la guerre. Ce fragment a été très bien joué par la comédienne alors qu’elle est en haut de l’échelle et représente le départ de sa mère avec ses mains en marionnettes. C’est un très grand souvenir émouvant de la part de l’actrice. Une autre partie de la pièce fascine. L’actrice anime divers animaux en ombres chinoise. Le spectateur s’amuse alors à deviner ce que représente l’ombre. Une vingtaine de fragments sont joués durant les quarante minutes de spectacle. On voit son enfance défiler à un rythme effréné, et on parvient à se retrouver dans les différents fragments à l’aide du jeu de l’actrice. Aurélien MARTY Bac Teleec 07/04/10
Souvenirs en Lumière Quand on rentre dans la salle, on voit le décor qui est fait de planches de bois d’une couleur assez neutre, qui tend vers le gris. Sur cet assemblage sont fixées deux longueurs de corde qui forment une balançoire. Quel enfant ne s’est jamais amusé sur une balançoire ? Fanny RUDELLE entre sur scène dans l’obscurité alors qu’une voit se fait entendre. On se rend compte rapidement, grâce au jeu de la comédienne qu’il s’agit de ses pensées. Comme s'il y avait un décalage, une différence entre ce qu’elle dit et pense. Chacun de ses souvenirs est judicieusement mis en scène par un jeu de lumière différent, ce qui permet aux spectateurs de différencier tous les souvenirs. La comédienne joue avec la lumière et les ombres qui s’affichent sur les draps tendus du décor. Pour symboliser l’éloignement de sa mère, Fanny RUDELLE approche sa main de la lumière ce qui a pour effet d’agrandir encore et encore l’ombre de sa main en arrière plan dont les contours se "floutent". Cette pièce est constituée de plusieurs jeux de la sorte, ce qui procure un réel plaisir à regarder la comédienne jouer, tel un enfant, avec son décor. A créer des formes, à illustrer ce quelle raconte grâce à ces ombres. On la voit évoquer l’enfance et les amusements qui en sont indissociables, s’amuser avec la lumière de sa chambre, en réalisant des animaux en ombres chinoises. On peut voir un loup, un oiseau, un cheval et bien d’autres encore parfaitement reproduits par Fanny RUDELLE. C’est une pièce que l’on peut aller voir a tout âge : les enfants seront émerveillés devant les ombres chinoises, les parents émus par ce récit, les grands-parents se remémoreront peut-être des souvenirs communs. Malgré l’absence de décor recherché, cette pièce de théâtre plait par le jeu de l’actrice. Yoann Rodirguez, TBac pro eleec
Enfance émotive L’œuvre jouée nous plonge dans les souvenirs d’enfance de Nathalie Sarraute. La pièce a été mise en scène par F.Rudelle et S.Laudier. L’actrice F.Rudelle nous met en symbiose avec l’environnement qui est représenté sur scène. La lumière a été mise en valeur lorsqu’elle raconte ses souvenirs, l’actrice se fait plus ou moins éclairer et l’intensité de l’éclairage varie. Ce jeu de lumière nous immerge dans les souvenirs, ce qui est particulièrement bien réussi. L’aspect vestimentaire de l’actrice est très bien adapté. Elle est vêtue de blanc, le symbole de la pureté et entre autres choses, celle de la petite enfance, période où nous sommes encore de simples ignorants de la vie, où aucun problème ne se pose. Tout est beau et simple. La scène elle-même est de couleur claire, ce qui augmente la sensation de clarté des souvenirs. La bande son est utilisée pour créer un dialogue interne entre la Nathalie du passé et celle du présent, cela complète l’immersion du spectateur dans cet univers de souvenirs. On prendrait presque place dans le subconscient du personnage. La gestuelle de l’actrice est plus ou moins claire. Un passage de la pièce amène l’actrice à simuler avec ses mains l’abandon de Nathalie par sa mère lorsque la guerre éclate en France. Il faut avoir l’esprit grand ouvert pour faire le lien. La mère affolée représentée par les mains grandes ouvertes et s’agitant peut laisser perplexe... D’autres sont au contraire particulièrement bien réalisés : la mère qui abandonne sa fille, représentée par une main fermée s’éloignant petit à petit pour disparaître complètement de la scène. Les mimiques de l’actrice sont vraiment séduisantes lors des souvenirs émouvants. On pouvait voir ses yeux briller de larmes; ou lors des souvenirs d’étonnement, d’émerveillement. Seules les représentations gestuelles sont un peu vagues par moments. Pour le reste, la pièce est très agréable à voir, à écouter. Christopher SALLES Tbac pro eleec
Un personnage présent sur scène discute apparemment seul. Elle discute d’elle-même en se posant des questions, elle se remémore ses souvenirs d’enfance les plus marquants. Afin d’illustrer cet amalgame de souvenirs, le décor est fortement pensé pour paraitre polyvalent à chaque instant de la pièce, se composant principalement de jeux d’ombres créés avec des rétroprojecteurs. Quelques objets restent cependant sur scène comme un banc, une échelle et une balançoire et pour murs, des draps blancs. Le tout, principalement composé de bois, donne un effet ancien, de souvenirs flous et éloignés. En effet le personnage raconte l’histoire de son enfance tout en utilisant les décors environnants. L’auteur, N.Sarraute, à voulu exprimer la remémoration de ses souvenirs d’enfance et les faire partager. L’acteur a mis en scène quelques flashes successifs et rapides de ces souvenirs d’enfance. Ce qui illustre de façon exacte la pensée qu’aurait pu avoir N. Sarraute lors de l’écriture de son livre, a travers ses pensées troublées par les années défilantes. On arrive à retracer son enfance à travers la pièce, grave aux moments clés de l’enfance de l'auteur. On se demande tout de même comment tenir 40 minutes devant cette pièce avec la même cadence dès le début. Cela dit, les quelques passages comme celui ou le personnage parle aux spectateurs et sort de scène pour aller en voir quelques uns, permet (quelque peu) de rafraichir l’ambiance. F. Rudelle a su accommoder ce roman autobiographique avec une pièce de théâtre, ce qui a été un énorme effort de défier deux genres qui s’opposent totalement et de réussir une telle concordance. Quelques effets inattendus sont au rendez vous comme les ombres chinoises qui révèlent une légère faiblesse de la "conversion" roman/théâtre ERB Renaud Tbac pro eleec
Enfance sur scène… Sur scène, une armature de bois, recouverte de draps blancs avec un banc et une balançoire. Plusieurs projecteurs envoient des images et de petits films sur les draps blancs qui constituent les murs de la pièce. L’emplacement des projecteurs et des draps blancs a été spécialement étudié de façon à former un cocon dont l’intérieur peut être vu par tous les spectateurs. Lorsque commence cette pièce, une adaptation du livre Enfance de Nathalie Sarraute, on entend une voix qui sort d’un haut parleur et qui parle avec l’actrice. Fanny Rudelle joue le personnage de Nathalie Sarraute qui va raconter ses souvenirs. Et un dialogue étrange commence entre la voix du haut parleur et Nathalie. Étrange, car on ne sait pas qui est la voix du haut parleur ; après avoir vu la pièce, on se rend compte que la voix est en fait la pensée lointaine de Nathalie et la pièce prend alors tout son sens. Mais il est dommage que cela ne soit pas précisé dès le début. Mis à part cette difficulté, la mise en scène de Fanny Rudelle et S. Laudier est bien construite et très recherchée car le récit du personnage correspond à la mise en scène, grâce à des images ou des jeux d’ombre, comme par exemple lorsque Nathalie parle de Rocambole : il y a des ombres chinoises pour symboliser l’attention qu’elle porte à ce livre. Florent Pailhes Tbac pro eleec
Une Enfance théâtrale Animé autour de simples draps blancs, d’un banc et d’une balançoire, c’est avec simplicité que Fanny Rudelle nous transporte dans les souvenirs d’Enfance de Nathalie Sarraute. Jouée par Fanny Rudelle elle-même, cette pièce de théâtre retranscrit allègrement les sentiments qu’a pu ressentir l’auteur durant son enfance. Jonglant avec des effets d’ombre et de lumière, certain formant des personnes ou des décors comme la scène des ombres chinoises de Rocambole, où l’actrice joue avec la lumière, ces effets sont souvent localisés sur celle-ci et donnent l’impression que l’on regarde une vieille photo. Toute cette mise en scène nous plonge dans une ambiance spirituelle. Les draps blancs mêlés aux effets de lumière laissent entrevoir des décors liés en permanence aux souvenirs racontés et contribuent à l’impression d’observer un rêve, ce qui reste agréable pour les lecteurs du genre qui retrouvent toute l’ambiance du titre dans cette pièce de théâtre. Maxime Maigre Tbac pro eleec Date de création : 04/05/2010 @ 12:54 | Info!
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